Fondée en 1929 par l’administration coloniale française, Ifrane tranche radicalement avec le reste du Maroc : chalets à toits pentus, façades à colombages, jardins fleuris et fontaines composent un décor volontairement inspiré des stations climatiques alpines. Nichée à plus de 1 600 m dans le Moyen Atlas, elle est surnommée « la Suisse du Maroc ».
À ne pas manquer
- Une architecture unique au Maroc : chalets, toits pentus couverts de neige en hiver, urbanisme façon village alpin européen.
- Le Parc national d’Ifrane et sa forêt de cèdres de l’Atlas, l’une des plus vastes du genre.
- Les macaques de Barbarie, espèce menacée, observables dans la cédraie proche d’Azrou.
- Le lion de pierre sculpté, emblème de la ville, taillé par un soldat sénégalais des troupes coloniales dans les années 1930.
Le côté populaire et authentique
- L’université Al Akhawayn, campus anglophone reconnu, qui donne à la ville une ambiance étudiante toute l’année.
- La station de ski de Michlifen à proximité, fréquentée par les Marocains l’hiver venu.
- Les villages berbères du Moyen Atlas alentour, où la vie rurale traditionnelle contraste avec l’urbanisme très européen du centre-ville.
Le nom « Ifrane » vient du mot amazigh « ifran », qui signifie « grottes » — une référence à un site troglodyte ancien situé dans la région, bien antérieur à la ville coloniale actuelle.
Quartiers et vie des habitants
Ifrane a été fondée en 1929 sous le protectorat français selon le modèle de la « cité-jardin » : rues arborées, maisons individuelles avec jardins et chalets de style montagnard. La ville, à environ 1 660 m d’altitude, compte 13 558 habitants (2024) et accueille depuis 1995 l’université Al Akhawayn.
- Hay Riad correspond au plan d’origine de la cité-jardin, avec des rues portant des noms de plantes (rue des Lilas, rue des Tilleuls) et des chalets préservés près de l’hôtel de ville.
- Timdiqîn (officiellement Hay Atlas), de l’autre côté d’un ravin, s’est développé pour loger les employés marocains de la ville coloniale ; c’est un quartier plus populaire, équipé après l’indépendance.
- Aujourd’hui, la ville mêle anciens chalets, résidences de vacances et lotissements récents, au rythme du tourisme, de l’administration et de la vie étudiante.
- L’économie locale s’appuie notamment sur l’agriculture (pommes, cerises, prunes, agneau de Timahdite), la pêche à la truite et l’agritourisme.



Photo par AyourAchtouk, licence CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/), source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ifrane_quartier_Al_Salam_depuis_la_gare_routiere.jpg
Comment y aller : environ 60 km au sud de Fès (moins d’1h de route).
Meilleure période : hiver pour la neige (rare au Maroc), été pour la fraîcheur en altitude.
Conseils : prévoir des vêtements chauds même en été, les nuits restent fraîches en altitude.

