À Marrakech, l’appel à la prière de la Koutoubia rythme encore les journées d’une ville de plus d’un million d’habitants, où les calèches croisent les scooters et où l’odeur du cumin grillé se mêle à celle des gaz d’échappement. Derrière les remparts ocres élevés au XIIe siècle, la ville avance à deux vitesses : celle, minutée, des groupes qui filent de riad en souk, et celle, plus lente, des Marrakchis qui vivent, travaillent et refont le monde au café bien après le coucher du soleil.
À ne pas manquer
- La place Jemaa el-Fna, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO depuis 2001, se transforme chaque soir en immense marché à ciel ouvert avec conteurs, musiciens et étals de nourriture.
- La médina de Marrakech, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1985, déroule ses ruelles labyrinthiques et ses souks organisés par corps de métier (teinturiers, tanneurs, ferronniers).
- Le jardin Majorelle, créé dans les années 1930 par le peintre Jacques Majorelle puis restauré par Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, abrite un jardin botanique aux bleus intenses et le musée Berbère.
- La Koutoubia, plus grande mosquée de la ville, possède un minaret du XIIe siècle d’environ 77 mètres qui a servi de modèle à la Giralda de Séville et à la tour Hassan de Rabat.
- Le palais Bahia, construit à la fin du XIXe siècle pour le grand vizir Si Moussa puis agrandi par Bou Ahmed, déploie cours en marbre, jardins et plafonds peints.
- Les tombeaux Saadiens, nécropole royale du XVIe siècle, ont été murés puis oubliés avant leur redécouverte en 1917.

Le côté populaire et authentique
- Guéliz, la « ville nouvelle » bâtie à partir des années 1910-1920, concentre aujourd’hui la vie quotidienne moderne des Marrakchis : cafés, commerces, banques, administrations.
- Le marché municipal de Guéliz est un marché couvert où les habitants achètent fruits, légumes, viande et poisson au quotidien — sans rapport avec les souks à touristes de la médina centrale.
- Le quartier de Sidi Youssef Ben Ali, au sud de la médina, est un quartier populaire où l’artisanat et les échoppes servent d’abord une clientèle locale.
- Le Mellah, ancien quartier juif toujours habité, conserve un marché aux épices, olives et condiments fréquenté par les résidents plus que par les visiteurs.
- La tanjia marrakchia, plat emblématique de la ville, est une viande mijotée dans une jarre en terre cuite scellée déposée le matin dans les braises du fourneau du hammam de quartier pour la récupérer cuite le soir.
- La culture du café-terrasse structure une bonne partie de la sociabilité marrakchie autour du thé à la menthe, aussi bien à Guéliz que dans les quartiers résidentiels.




Quartiers et vie des habitants
Marrakech ne se résume pas à la place Jemaa el-Fna. Guéliz, premier quartier construit hors des remparts à l’époque du protectorat, concentre aujourd’hui banques et boutiques, tandis que l’Hivernage est un quartier résidentiel réputé pour ses villas et ses grands hôtels. Dans la médina, plus de 40 000 artisans perpétuent des savoir-faire traditionnels.
- Sidi Youssef Ben Ali est un quartier populaire très dense, à l’écart des circuits touristiques.
- Le Mellah, fondé en 1558, est l’ancien quartier juif de la médina, le plus grand du Maroc.
- Guéliz est le centre commerçant de la ville moderne, avec ses larges avenues et ses cafés.
- Les souks de la médina font vivre de nombreux ateliers : métal, cuir, bois, textile.



Photo par Grand Parc – Bordeaux, France, licence CC BY 2.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/), source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Morocco_Marrakech_-_Scene_of_daily_life_in_the_medina_-_Sc%C3%A8ne_de_la_vie_quotidienne_dans_la_m%C3%A9dina_-_Photo_Image_Photography_(9125469577).jpg
Photo par mwanasimba from La Réunion, licence CC BY-SA 2.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/), source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Gu%C3%A9liz_(2902156996).jpg
Photo par Schorle, licence CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/), source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Marrakesch_tire_recycling_01.JPG
Comment y aller : avion (aéroport Marrakech-Ménara), train ONCF direct depuis Casablanca et Rabat, bus CTM/Supratours, ou route via l’autoroute Casablanca-Marrakech.
Meilleure période : mars à mai et septembre à novembre (étés au-delà de 40°C, nuits d’hiver fraîches).
Budget indicatif : 200 à 350 MAD/jour en routard, 800 à 1500 MAD/jour pour un séjour confortable.
Conseils : méfiez-vous des « faux guides » insistants près de la médina ; tenue couvrant épaules et genoux appréciée hors zones hôtelières ; demandez toujours l’autorisation avant de photographier des personnes.
Les lanternes, tapis et objets en cuir qui font la richesse des souks de Marrakech, on les retrouve aussi chez nous, travaillés par des artisans marocains. Voir la sélection →


