Meknès ne se raconte pas comme les autres villes impériales : elle se découvre presque en silence, à l’ombre de ses remparts ocres et de ses portes monumentales. Fondée comme capitale par le sultan Moulay Ismaïl à la fin du XVIIe siècle, elle a gardé de cette époque des proportions à la fois royales et étrangement intimes. Moins courue que Marrakech ou Fès, elle offre un Maroc impérial que l’on regarde sans avoir à jouer des coudes.
À ne pas manquer
- Bab Mansour : la plus célèbre porte monumentale du Maroc, ornée de mosaïques et de colonnes antiques récupérées à Volubilis, érigée sous le règne de Moulay Ismaïl.
- Place El Hedim : la grande place populaire qui fait face à Bab Mansour, animée du matin au soir par les marchands, conteurs et terrasses de café.
- Mausolée Moulay Ismaïl : le tombeau du sultan bâtisseur de Meknès, l’un des rares lieux saints marocains ouverts aux visiteurs non musulmans.
- Médina de Meknès : classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, avec ses souks, ses medersas et le musée Dar Jamaï installé dans un ancien palais.
- Ruines romaines de Volubilis : à une trentaine de kilomètres, l’un des sites archéologiques romains les mieux conservés d’Afrique du Nord, célèbre pour ses mosaïques.
- Moulay Idriss Zerhoun : ville sainte perchée sur deux collines à proximité de Volubilis, lieu de pèlerinage fondé par Moulay Idriss Ier.

Le côté populaire et authentique
- Le quartier de Berrima, ancien mellah, où l’architecture et l’ambiance de rue racontent une autre histoire de la ville, loin des circuits balisés.
- Les marchés de quartier de la médina, fréquentés dès l’aube par les Meknassis pour les fruits, légumes et olives, bien avant l’arrivée des premiers visiteurs.
- La Ville Nouvelle, héritée du protectorat français, où se joue le quotidien administratif et commercial des habitants.
- La région viticole de Meknès, l’une des principales du Maroc, avec ses domaines et coopératives agricoles qui font vivre toute la plaine du Saïss.
- Les étals d’olives de la médina, spécialité locale revendiquée par les Meknassis, à goûter et à négocier comme un habitué.
- Les gargotes autour de la place El Hedim, où l’on mange sur le pouce des plats simples préparés pour les gens du quartier.




Quartiers et vie des habitants
À Meknès, la médina, entourée de remparts, est séparée de la ville nouvelle de Hamria par l’oued Boufekrane. Entre les souks, la place El Hedim et les quartiers plus récents, les habitants circulent au quotidien entre ces deux mondes. La région est aussi connue pour ses oliviers et ses vignobles.
- La médina de Meknès conserve ses souks traditionnels et ses monuments historiques.
- La place El Hedim, rénovée en 2007, est un lieu central de rassemblement.
- Hamria est la ville nouvelle, avec la gare et de nombreux bureaux administratifs.
- Des communes périphériques comme Ouislane ont fortement grandi depuis les années 1980.



Photo par Mounir Neddi, licence CC0 (https://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/), source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Hamria,_Meknes_city.jpg
Photo par Robert Prazeres, licence CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/), source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Meknes_DSCF4945.jpg
Photo par ArishG, licence CC BY-SA 3.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/), source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Marocco-Meknes-PlaceElHedim.jpg
Comment y aller : environ 1h de route ou de train depuis Fès ; 2 à 3h en train depuis Rabat ou Casablanca ; liaison plus longue depuis Marrakech (transit par Casablanca ou Rabat).
Meilleure période : mars à mai et septembre à novembre.
Budget indicatif : 250 à 350 MAD/jour en routard, 600 à 900 MAD/jour pour un séjour confortable.
Conseils : prévoir du liquide pour les petits commerces ; parcourir la médina tôt le matin pour la voir vivre ; associer la visite à une sortie à Volubilis et Moulay Idriss Zerhoun (faisable en une demi-journée).
La poterie et les tapis vendus dans les souks de Meknès font partie du même artisanat que nous mettons en avant. Voir la sélection →


