Ouarzazate se dresse à la lisière du Grand Atlas et du Sahara, là où l’asphalte cède peu à peu la place aux dunes : on l’a longtemps surnommée la « porte du désert ». Ses kasbahs en pisé ocre, dressées contre un ciel presque toujours bleu, ont aussi valu à la ville le surnom de « Hollywood du Maroc », grâce aux studios de cinéma qui y tournent depuis des décennies. Entre décors de films et vie quotidienne bien réelle, la ville mérite qu’on s’y attarde plus qu’une simple étape de passage.
À ne pas manquer
- La Kasbah Taourirt, ancienne résidence de la famille Glaoui, impressionne par son dédale de pièces en pisé et ses tours crénelées ; une partie se visite et donne un bon aperçu de l’architecture kasbah traditionnelle.
- Les studios de cinéma Atlas Corporation, à la sortie de la ville, ont accueilli des tournages internationaux et se visitent pour découvrir décors et accessoires de plateau.
- Le ksar d’Aït Ben Haddou, à une trentaine de kilomètres, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, reste l’un des ensembles de kasbahs en pisé les mieux conservés du sud marocain.
- Le barrage El Mansour Eddahbi, aux portes de la ville, alimente en eau la vallée du Drâa et offre un point de vue sur le paysage aride environnant.
- La vallée du Drâa, qui s’étire vers le sud, permet de prolonger la découverte avec ses oasis de palmiers et ses ksour successifs.
- Le musée du cinéma d’Ouarzazate, aménagé dans d’anciens décors de tournage, retrace l’histoire du septième art dans la région.

Le côté populaire et authentique
- Le quartier du Talaa, plus ancien noyau d’habitat de la ville, garde une vie de ruelles et de petites échoppes loin des circuits organisés.
- Le marché municipal du centre-ville, fréquenté au quotidien par les habitants, est le lieu où l’on achète fruits, légumes, épices et produits de base.
- Une bonne partie de l’économie locale tourne autour du cinéma : figurants, techniciens et gardiens de studios vivent au rythme des tournages, parfois de manière saisonnière.
- L’artisanat reste un pilier de la vie économique : ateliers de poterie et de tissage de tapis emploient des familles entières, souvent dans des quartiers périphériques peu visités.
- Pour manger comme les Ouarzazis, les petites gargotes autour du centre et de la gare routière servent tajines et harira à prix locaux.
- Les cafés populaires, où les hommes se retrouvent en fin de journée autour d’un thé à la menthe, donnent un aperçu du rythme social de la ville.




Quartiers et vie des habitants
À Ouarzazate, le quartier de la Kasbah Taourirt reste habité : on y trouve un ancien ksar aux rues étroites, aux passages couverts et aux maisons de terre, dont le secteur de Stara a fait l’objet d’une réhabilitation de l’architecture en terre. Plus au sud, de l’autre côté de l’oued, s’est développé le quartier de Tabounte.
Le centre-ville moderne s’est développé à partir de la fin des années 1920 et concentre administrations, commerces et cafés.
- La place Al-Mouahidine est l’un des lieux de rencontre du centre, bordée de cafés et particulièrement animée en fin d’après-midi et en soirée.
- Le marché central s’adresse d’abord aux habitants : étals alimentaires, vêtements et commerce courant.
- Des souks hebdomadaires se tiennent dans différents quartiers, par exemple à Sidi Daoud le mardi et à Tabounte le samedi.
- Cinéma (Atlas Studios, créés en 1983), tourisme, artisanat et énergie solaire (complexe Noor, 2016) font vivre l’économie locale.


Photo par Alexander Leisser, licence CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0), source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Kasbah_Taourirt_Viertel_Ouarzazate.jpg
Photo par Jan Pešula, domaine public (PD-self), source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ouarzazate_center_2010.JPG
Comment y aller : depuis Marrakech, route du col du Tichka (N9), environ 3h30-4h ; depuis Fès, transit par Marrakech ou la vallée du Ziz via Errachidia (8-9h).
Meilleure période : mars à mai et septembre-octobre.
Budget indicatif : 250 à 400 MAD/jour en routard, 800 à 1500 MAD/jour pour un séjour confortable.
Conseils : le bus ou grand taxi est plus économique que la location de voiture mais moins flexible pour rayonner vers Aït Ben Haddou ; en été, prévoir les visites tôt le matin ou en fin d’après-midi (chaleur souvent au-delà de 40°C).
La poterie et les tapis tissés dans les ateliers d’Ouarzazate font partie de notre sélection d’artisanat marocain. Voir la sélection →


